House Party : de la fête, de l’alcool et du sexe [Aperçu]

House Party : de la fête, de l’alcool et du sexe [Aperçu]

15 septembre 2018 0 Par Exheres

Aperçu de House Party, jeu en early access pour adultes, édité et développé par Eek Games, LLC sur PC via Steam.

ATTENTION : House Party est un jeu pour adultes. Merci aux mineurs de passer leur chemin.

On a déjà vu pointer des jeux de tous types, il faut bien le dire. Pour ce qui est de tisser des relations entre des personnages, Les Sims  fait figure de référence. Se marier, avoir des enfants, ou juste collectionner des conquêtes peut être le but ultime de son personnage. Forcément, les pervers sont plutôt mal servis puisque le sport de chambre est représenté sobrement par des éclats de rire sous la couette et des feux d’artifices. Les RPG Bioware permettent, eux, d’avoir des relations amoureuses avec certains compagnons. Côté sexe, on en voit un peu plus mais sans être racoleur. CD Projekt en a carrément fait un argument de La saga The Witcher en transformant Geralt en beauf collectionneur de conquêtes alors qu’il est surtout obsédé par Yennefer dans les bouquins. Si vous avez aimé voir l’ami sorceleur se taper deux donzelles et que vous n’en avez jamais assez dans la débauche, alors House Party, premier projet d’Eek games, LLC est peut-être fait pour vous. 

 

Un simulateur de soirée arrosée (ou pas)

Dans House Party, le but du jeu est simple. Vous êtes invité à une soirée et vous ne connaissez que votre pote Derek. Vous ne connaissez pas Madison et Ashley, les sœurs qui organisent cette petite sauterie (sans mauvais jeu de mot) ni aucun autre invité. Il vous faudra vous faire des amis. Pour cela, il faudra parler à tout le monde et bien sélectionner vos réponses. Admettons que vous ayez envie de dire à Katherine qu’elle a l’air intelligente avec ses lunettes, elle va très mal le prendre (ouiii, les stéréotypes, tout ça). A force de parler à toute l’assemblée, des opportunités s’ouvriront (des genres de quêtes). Par exemple, pour faire plaisir à Rachael, vous devrez récupérer sa thermos confisquée par Frank, un mec violent en croisade contre toute forme d’alcool. On va dire que la soirée commence bien. 

Frank, l’homme relou

Du rhum, des femmes, de la bière….

Alors oui, vous devrez régler des problèmes de thermos. Mais pas que. C’est vrai ça, vous n’êtes quand même pas venu dans une soirée remplie de filles pour enfiler des perles ! Le but final va être de choper « d’la meuf ». Et, tant qu’à assumer votre caricature de crevard, autant aller jusqu’au bout et accumuler le plus de relations dans la même soirée. C’est vrai quoi, on est dans House Party, le but ne va pas être de fonder une famille ! D’ailleurs, autant vous prévenir tout de suite, ce n’est pas un jeu pour les mineurs. On va être clair : ça baise, et c’est à peine censuré. En plus, les dialogues sont assez peu subtils « Yo bro, j’ai vu ta teub ! ». Bon, il existe une option pour plus de censure, mais on sait bien que vous n’allez pas l’utiliser ! 

Je suis le pervers du placard

 

Une ambiance déjantée

Il faut savoir où l’on va avec House Party, et ce n’est clairement pas au printemps des poètes ! Mais tout ceci est assumé. Les développeurs ont même collé un maximum de répliques hallucinantes qui arrachent au moins un sourire, et qui peuvent aller jusqu’au « mais qu’est ce que je suis en train de lire là ? ». Le quatrième mur est même régulièrement explosé avec des références directes aux développeurs ou au fait que nous sommes en train de jouer à un jeu vidéo. Si Deadpool avait crée un jeu vidéo, cela aurait peut-être été House Party.

Par décence, je vais pas vous dire comment peut être utilisé cet objet

 

Un côté racoleur

Même si cela sera loin de déplaire à certains, House Party a un côté tout de même très racoleur. On bascule de plus en plus vers une overdose de sexe, à tel point que l’on pourrait décrire l’expérience comme « c’est un jeu où on baise tout ce qui bouge ». C’est dommage parce que les phases de recherche d’objets et le fait que vos choix influent réellement sur les événements sont plutôt bien faits. On bascule de plus en plus vers des fantasmes d’ados prépubères, allant même jusqu’à se faire « tester » par une star du porno. Mais je vous en dis pas plus par risque de spoil. Mais à un moment donné, on a l’impression qu’on essaye d’attirer le joueur avec ce que l’on peut.

Mé kécécé ?

Des personnages attachants malgré tout

Malgré le côté racoleur et peu subtil de House Party, on se prend vite au jeu et on a envie d’en savoir plus sur les différents protagonistes. Même si certains peuvent paraître assez superficiels comme Stephanie dont le concept de base est de danser de plus en plus nue selon son niveau d’alcoolémie, les développeurs ont ajouté une histoire mettant en lumière ses aspirations gâchées en médecine. Pourquoi pas ! Le jeu évolue régulièrement, d’ailleurs il ne comporte pas encore réellement de fin. Une fois tous les objectifs accomplis (ou ratés), les personnages finissent par vous dire carrément « d’autres histoires suivront ». Une fois à ce stade, vous pourrez recommencer le jeu en essayant d’autres possibilités. La rejouabilité est de ce fait excellente, surtout si vous êtes un collectionneur (de femmes ou de succès steam d’ailleurs). Si vous n’en avez pas assez, un créateur d’histoires existe. Bon, vous ne changerez ni de décor ni de personnages, mais cela peut être toujours sympa de tester des créations d’autres joueurs (ou de voir jusqu’où leur imagination dépravée peut aller). 

Ce nom de quête

 

Quelques faiblesses techniques

Entendons nous bien : le jeu est loin d’être moche. Les décors rendent plutôt bien, et le chara-design est bien fait (heureusement, vu ce que House Party a pour vocation de montrer). Par contre, à l’heure où j’écris ces lignes, House Party est parfois gâché par des bugs qui peuvent vous forcer à charger une partie antérieure. Par exemple, pour réaliser une opportunité, je devais demander à Amy de rentrer dans le jacuzzi. Elle y allait, pas de problème, mais à peine assise, elle se relevait, et je devais lui redemander. Malgré tout, on rappelle que le jeu est en accès anticipé et qu’il reçoit toujours des mises à jours régulières par ses développeurs.

La drogue c’est mal, m’voyez

House Party est une bonne surprise. Même s’il peut sembler tant racoleur par la prédominance du sexe dans le jeu (et le fait que ça risque d’en exciter pas mal), le jeu est malgré tout intéressant et suffisamment prenant. De plus, ses délires constants et décalés apportent une petite touche personnelle qui ne le classe pas dans le milieu des purs jeux de drague. On attend avec impatience de voir comment les développeurs vont faire évoluer tout cela, sachant que House Party a déjà subi de nombreuses évolutions depuis le début de l’accès anticipé.