L’enfant-oiseau est Vane, essence principale du jeu ! [test]

23 janvier 2019 0 Par Yakudark

Petit jeu développé par l’ancienne équipe de The Last Guardian, Friend & Foe Games nous présente Vane  sorti sur PS4. Sa durée de vie n’est pas très grande mais réserve de sacrées surprises. Mais le jeu poétique est-il réussi pour autant ?

 

Vane et son histoire

Au lancement du jeu, nous sommes propulsés en pleine tempête. Nous dirigeons un petit garçon qui essaie de trouver refuge en lieu sûr. D’esquive en esquive, on se fraie tant bien que mal un chemin en direction d’un abri. En arrivant face à une porte ouverte, la voici gardée par une ombre qui nous claque la porte au nez. La tempête s’intensifie et nous arrache à la gravité en nous emportant vers… le titre du jeu. 

Changement de décor ! Nous sommes propulsés en plein désert. Que s’est-il passé ? Est-ce la résultante de la tempête ? L’apocalypse a-t-elle frappé ? Et surtout, pourquoi sommes-nous devenu un oiseau ? 

Tant de questions qui n’apportent pas de réponses. Je dois vous avouer que je n’ai pas eu le courage et surtout la patience de terminer entièrement le jeu.

 

Vane est si mauvais que ça ?

Je ne dirais pas qu’il est mauvais mais juste qu’il n’est pas adapté pour moi… et pour certains joueurs. À l’heure où nous sommes tous un peu des assistés et aidés par des tutoriaux à la limite « pour gros noob », Vane nous fait comprendre que nous devons nous débrouiller.

J’ai attendu 5 bonnes minutes une interaction ou un début de dialogue avant de me rendre compte que le jeu était lancé. Je prends donc mon envol et je me dirige vers… vers quoi ? Le désert est immense, l’oiseau se déplace… lentement. Je tâte un peu tous les boutons et Joys. Je comprends les commandes et l’oiseau file comme le vent. Mais je ne sais toujours pas où aller. Instinctivement, on finit par suivre le canyon et voir un truc qui brille au loin. 

La musique sonne mélodieusement à mon oreille, j’y retrouve un instant nostalgique avec Vangelis ou Jean Michel Jarre… ce qui nous fait oublier les instants paumés du jeu.

Quand enfin arrive le point d’arrivée, ô miracle, on nous affiche la pression d’une touche pour ralentir et se poser sur un mât. Puis une autre touche fait croasser le corbeau pour appeler ses amis. Ce qui a pour effet d’animer une sorte de manche à air d’où se détache des cristaux. Un groupe de corbeaux se lancent à leur poursuite et nous avec… et c’est reparti pour une session de vol !

 

Vane est un simulateur de vol de corbeau ?

À cet instant précis, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Autant Journey et Gris m’ont émerveillé, autant Vane… un peu moins. Mais je persévère. Bon nombre de jeu commence mal ou ne sont pas adaptés à nos attentes (ou notre patience) et on se rend compte qu’au final, il est très bon. C’est ce qui me persuade de continuer car passer d’un enfant en pleine tempête à un oiseau en plein désert… ça soulève des questions. La vérité est ailleurs. 

Au loin, on peut apercevoir un regroupement de corbeau près de ce qu’il semble être une sorte d’éolienne. 

Je m’en approche mais avec cette caméra qui n’en fait qu’à sa tête. Je me pose encore la question de savoir comment j’ai réussi à me poser dessus. En effet, la caméra ne nous aide vraiment pas. En pleine accélération, elle vient se rapprocher de la tête du corbeau (ce qui n’est pas plus mal pour apprécier la vitesse de croisière) mais on n’a plus aucune visibilité pour faire une recherche et voir où l’on va. Mais le problème majeur vient au moment de ralentir, elle reste à côté de la tête. Pour un atterrissage en douceur ou en précision, c’est raté. C’est ce qui m’a valu d’arrêter le jeu après plusieurs essais. La jouabilité n’est pas fameuse.

 

Et c’est tout ? Tu n’es pas coriace pour un joueur !!

Ce n’est pas une excuse mais je devais aussi partir travailler ! J’ai quand même repris le cours des choses et la manette après coup. Horreur ! Pas de sauvegardes ou de check-point. C’est reparti pour un tour (je vous rassure, ça recommence à partir du corbeau). Je refais le trajet jusqu’à arriver au point de mon rage quit. Je réussis enfin à me poser. J’appelle mes potes corbeaux. Il se passe un truc mais je ne sais pas trop quoi. Je fais un balayage caméra pour voir un truc qui brille. Je m’envole dans sa direction…

Mais où est-ce que je suis ? La caméra est tellement loin, qu’on peine à voir son corbeau au milieu des autres.

J’arrive donc au point brillant, encore un manche à air, des objets brillants s’envolent, je retourne à cette éolienne, je me pose, il se passe un truc, un nouveau point brillant… bon sang, que c’est mou !! Je répète ça une troisième fois. Je me pose encore et… le mât s’enfonce un peu. On comprend qu’il faut donc attirer un maximum de corbeau pour enfoncer le mât ou le casser. J’ai cherché plus de corbeaux.. le temps passe et je dois éteindre la console.

À ma troisième relance du jeu… je dois tout recommencer !! Toujours pas de save ou de check-point !

Et c’est ainsi que se termine l’aventure Vane pour ma part. J’ai fait quelques recherches pour me rendre compte que beaucoup de testeurs ont eu le même souci que moi. Les ressentis sur la caméra et l’absence d’informations ne sont pas que mon point de vue mais bel et bien un avis général. J’ai pu comprendre néanmoins que le jeu ne propose pas que des phases corbeau mais que l’on retrouve l’enfant du début. Là encore, les problèmes de caméra sont nombreux s’alliant avec des bugs de collisions et de déplacements. Il s’agit de la même entité. Reste à savoir qui devient qui ! Dommage que le jeu ait eu raison de ma patience. Je découvrirais la fin par le biais du net ou de ma patience retrouvée.

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  • 3/10
    Gameplay - 3/10
  • 5/10
    Bande-Son - 5/10
  • 6/10
    Graphisme - 6/10
  • 2/10
    Durée/prix - 2/10
4/10

Résumé

Pourtant prometteur à son début, Vane est vite dépassé par une absence totale d’informations ou de guides. En mêlant ceci a une gestion de la caméra mal pensée, le manque de patience aura raison de vous. C’est dommage que ces défauts aient raison du travail effectué par la team.